28 octobre 2009
Invasion
J'crois bien qu'à part les fruits de mer, Cauet et Christophe Maé (qui sont des pubs ambulantes), y'a rien que je hais tant que la pub. Les marques. La communication. On croyait, et moi le premier, qu'avec l'âge, ça passerait. Bah c'est de pire en pire en pire. Sans commentaire.

(Gare de l'Est, Paris, 30 août 2008)
02 octobre 2009
Grain

(Entre Paris et Asnières, 11 octobre 2004)
16 juillet 2009
Ah ouais, d'accord! Ah bah oui, suis-je bête...
Je me suis toujours demandé pourquoi je suis amoureux à ce point des laides tours de la porte de la Chapelle, à Paris.

J'avais bien l'argument qui dit que tout fan de science-fiction un peu crasse se doit de les trouver géniales...
Et puis d'un coup, j'ai eu un genre de flash:
C'est que ça me ramène, une fois n'est pas coutume, à ma plus chouette ville du monde, Belgrade!
Belgrade qui, cela dit, rentre bien dans les clous de l'argument qui dit que tout fan de science-fiction un peu crasse se doit de la trouver géniale...!
Le joli XVIIIe...
Le XVIIIe arrondissement. Celui d'en bas, entre la porte de la Chapelle, le métro éponyme, la rue des Poissonniers, Max Dormoy... voici sûrement le quartier de Paris intra muros qui me parle le plus. De retour de la cambrousse, moi-même citadin provincial, c'est en sortant de l'enfer aveugle des tunnels du RER par la station Chapelle, arrivant de Gare du Nord, que je me suis dit ça.
Il était vingt-deux heures trente (pas sur la photo, banane, dans mon histoire). L'air était juste tiède comme il faut. La lueur encore orangée du ciel se confondait avec celle, déjà orangée, des lampadaires.
La sortie au métro Chapelle est idéale: toutes les couleurs, toutes les langues. C'est un carrefour. Parce que si le reste du quartier est lui aussi de toutes les couleurs, il y a malgré tout des sous-quartiers très nets par origines de leurs habitants. La partie que je connais le mieux est l'Afrique noire... mais j'aime bien me choper un pad thaï à grailler, un curry indien.
Il est vingt-deux heures trente, disais-je. Au métro Chapelle. Le quartier est très animé en journée. A cette heure, il est paisible. Loin d'être vide, bien sûr. Des tas de boutiques ouvertes, des tas de gens. Mais pas assez pour cacher ceux qui, assis sur des chaises devant les troquets, boivent un thé. On se déplace moins vite. Indolence. L'air est saturé d'odeurs de cuisine indienne. Ah, rue Max Dormoy! Temps de monter au neuvième étage. La vue depuis les fenêtres est belle. D'un côté, les tours de la porte de la Chapelle, dont j'ai déjà parlé, dont je reparlerai. De l'autre, les toits qui s'étalent joliment jusqu'au pied de Montmartre. On évite de trop lever les yeux pour rencontrer ce dernier quartier, qui en quelques mètres de dénivelé, passe du noir populaire au rupin blanchâtre. Et on évite surtout avec soin l'énorme bouse versaillaise, ce sacré palpitant froid qui écrase sous la graisse opulente de son histoire bien-pensante tout ce quartier. En bas, on vit, on vaque, et on ne le regarde pas. Même si l'on vit parfois de lui, et des vaches à lait qui le visitent, sans savoir, ou sans comprendre.
Voilà, c'était mon affection pour le XVIIIe arrondissement de Paris, en tous cas ce secteur la Chapelle-Max Dormoy. Sans ignorer ses crasses de drogue, de trafics pas toujours reluisants, ses embrouilles, ses intégrismes. Mais sans oublier non plus ses rafles, ses condés qui patrouillent et traquent l'humain sans papiers au faciès. Remarque, ici, ils n'ont que l'embarras du choix. Souvenir des gens que j'ai rencontré, ici ou ailleurs, certains devenus des amis, et qui doivent se planquer, ou sont déjà retournés dans leur pays, menottes au poignet, d'autres ayant obtenu ces papiers à la con, qui pour trois mois, qui pour dix ans... Frisson dans le dos en voyant parfois tourner les camions de CRS, les bagnoles de flics... saine crainte et logique haine des forces armées de l'Etat, en tant qu'institution aux ordres, qui s'empare de moi...
Le joli XVIIIe... à bientôt!
Mon Côté Punk - Youssef
17 décembre 2008
Reconversion

(Paris, Quai de Valmy, 9 novembre 2003)
09 décembre 2008
Passage à Paris - les classiques...
Paris, ça déroge pas à la règle. C'est comme les autres villes. Paris c'est plein de bouts de ville éclatés, chacun sur son univers, en lien ou pas avec le voisin. Je te propose qu'on classe une fois pour toutes le Paris monumental de mon enfance et de mon adolescence, avant que je ne change d'univers, et me fasse charmer tant par Bobigny ou Nanterre, que Massy et Bure.
Le musée d'Orsay, j'ai une histoire particulière avec lui. Y'a pas mal de choses importantes pour moi qui s'y sont passées, et c'est pas une histoire d'art. Mais si on veut parler d'art, disons que c'est aussi un des rares musées d'art où je ne m'ennuie pas au bout d'une demie-heure. Ça vient de moi, hein, pourtant je fais des efforts et tout, mais quand même, même au musée des Beaux-Arts de Nancy, je soupire assez vite. Là, non. Va comprendre.
Ça l'fait hein les clichés deux balles, comme ça, genre Amélie on the wings of a blue dream. Je n'aime plus ces belles devantures, parce qu'elles enterrent, au regard du visiteur, les vrais quartiers où vivent des vrais gens, en tous cas plus vrais que ceux qui voisinent avec la Place des Vosges. L'idéal serait que les uns ne cachent point les autres. Quoique...
J'termine aux Invalides, dont j'aime encore bien la sévérité, tenaces d'austérité névrosée sous la débauche degueulante d'excès du dôme, que je n'aime pas du tout, pour le coup...
Voilà, c'était un peu de Paris, j'y reviendrai, c'est sûr, et j'irai porte de la Chapelle, ou à Montreuil. Et je ne passerai qu'épisodiquement dans ce centre rabaché et tenu sous cloche...
05 décembre 2008
Et maintenant?
(Paris, rue du Bac, 28 janvier 2003)
24 octobre 2008
Escalier
(Paris, 2 octobre 2005)
26 septembre 2008
Murs
(Paris, 6 novembre 2005)
17 septembre 2008
On repasse par Paris
(2 octobre 2005)
















